Dimanche 11 octobre 2009
Dérapage raciste ou propos équivoques ? Le ministre de l'Intérieur se trouve depuis jeudi après-midi au coeur d'une polémique après la diffusion par le Monde.fr d'une vidéo tournée le week-end dernier en marge de l'université d'été de l', à Seignosse ().

«Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes», déclare alors qu'il est en train de poser pour une photo avec un jeune miltant UMP, Amine Benalia-Brouch, né à Dax, de père algérien et de mère portugaise.

Pour la gauche unanime à condamner les déclarations du ministre de l'Intérieur, la seule réponse ne peut être que la démission de Brice Hortefeux. Ce matin encore, Ségolène Royal l'a appelé à s'appliquer à lui-même «la jurisprudence Girot de Langlade», ce préfet mis à la retraite d'office alinkprès avoir dit «on se croirait en Afrique» en visant la pagaille à l'aéroport d'Orly.

A droite en revanche, on serre les rangs autour du ministre. François Fillon, des membres du gouvernement, Philippe de Villiers, qui a récemment rallié l'UMP en vue des régionales. Même Jean-Marie Le Pen y consacre un billet sur son bloc-notes vidéo hebdomadaire.

Alors que voit-on dans la vidéo visionnée par près de 750 000 internautes ? Le ministre de l'Intérieur, pull bleu ciel noué autour du cou, et Jean-François Copé, chef de file des députés UMP à l'Assemblée nationale, échangent avec des militants. La discussion s'engage sur les origines du locataire de la place Beauvau, élu d'Auvergne. «N'oubliez pas un truc. Il est Auvergnat. Il est Auvergnat, c'est un drame», avertit le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne). Amine Benalia-Brouch s'invite alors auprès des deux élus pour se faire prendre en photo.
«C'est l'intégration ça», lance un homme. «Il mange du cochon et boit de la bière», entend-on un peu plus loin sur la bande son. «Bah oui», s'exclame le jeune homme.

Brice Hortefeux, en présence d'Amine, glisse alors : «Il ne correspond pas du tout au prototype». Avant de poursuivre. «Il en faut toujours un. Quand il y en a un ça va. C'est quand il y en a beaucoup que ça pose problème.» La vidéo disponible sur la plateforme Dailymotion a agité la toile toute la journée de jeudi.

http://www.dailymotion.com/video/xafxrd_quand-brice-hortefeux-derape_news

http://www.leparisien.fr/politique/video-hortefeux-en-pleine-tempete-10-09-2009-634242.php



Par Emin Zola
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 10 octobre 2009

Six gendarmes victimes de racisme vont saisir la Halde

Samedi 26 septembre 2009

Six gendarmes mobiles français, qui estiment être "régulièrement" la cible de propos racistes et de discriminations, vont saisir la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité, en vue de l'ouverture d'une enquête.



AFP - Six gendarmes mobiles basés à Satory près de Versailles, qui se disent les cibles de propos racistes et de discriminations de la part d'autres gendarmes, vont saisir la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), a annoncé vendredi leur avocat.

Ces six gendarmes, qui appartiennent à l'un des huit escadrons du groupement blindé de la gendarmerie mobile (GBGM) de Satory, ont mandaté leur avocat, Me Joseph Cohen-Sabban, pour saisir la Halde en vue de l'ouverture d'une enquête.

La Halde, contactée par l'AFP, n'avait pas reçu vendredi soir le courrier des plaignants.

Affectés à Satory depuis plusieurs années, ces six gendarmes ont "depuis leur arrivée été régulièrement victimes de propos racistes tout comme ils font l'objet de discriminations", selon la saisine de la Halde que l'AFP a consultée.

Un de ces gendarmes aurait ainsi été "maintes fois" appelé "bougnoule" par le commandant de l'unité qui lui rappelle également, selon l'avis de saisine, qu'"il est le +quota+ du secrétariat.

Deux autres gendarmes, d'origine maghrébine et de confession musulmane, affirment eux aussi avoir été l'objet d'"humiliations" au cours de séances de remises de galons.

Les gendarmes plaignants se disent en outre victimes de discriminations, notamment dans leurs "notations administratives singulièrement basses, ce qui a pour conséquence de retarder, voire de rendre impossible toute évolution de carrière", selon l'avis de saisine.

La direction de la gendarmerie, qui n'a pas encore eu connaissance de la saisine de la Halde, a confirmé vendredi soir à l'AFP qu'un gendarme d'origine maghrébine s'était plaint en février auprès de sa hiérarchie de propos racistes tenus par son commandant d'escadron.

Une enquête interne avait été lancée et il avait été "vérifié que des propos discriminatoires et inappropriés avaient été tenus par ce capitaine mais il n'y avait pas de réelle volonté raciste", selon le Service d'information et de relations publiques des armées (Sirpa-gendarmerie).

L'officier de gendarmerie avait alors écopé de trente jours d'arrêt, soit une "lourde sanction", a estimé le Sirpa.

Concernant les accusations de discriminations dans la notation, le Sirpa relève que "parmi les gendarmes, il y a toutes les origines et certains sont bien notés car ils servent bien et d'autres sont mal notés car ils servent mal". "Il n'y a pas de discrimination particulière", assure le Sirpa, ajoutant qu'il y a "des gradés de toutes les origines dans tous les services".

http://www.france24.com/

Par Emin Zola
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 juillet 2009

La police mise en cause pour ses contrôles au faciès

LE MONDE | 30.06.09 |

L
a police française pratique à grande échelle des "contrôles au faciès". Une étude scientifique, conduite dans la plus grande confidentialité, montre que les forces de l'ordre effectuent des contrôles d'identité discriminatoires vis-à-vis des Arabes et des Noirs : pour les premiers, la probabilité d'être contrôlé est globalement 7,8 fois plus élevée que pour les Blancs; pour les seconds, elle est six fois plus importante. Ces résultats, publiés mardi 30 juin, ont été obtenus par l'observation du travail policier à Paris (gare du Nord et Châtelet-les Halles) entre octobre 2007 et mai 2008.

Financés par une fondation américaine créée par le milliardaire Georges Soros, l'Open society institute - imperméable aux débats actuels sur la pertinence des statistiques ethniques dans le modèle français - les enquêteurs ont ainsi secrètement décrypté 525 opérations de police, relevant notamment l'âge, le sexe, la tenue et le profil ethnique des individus contrôlés pour les comparer avec ceux des personnes (37 000 au total) passant à proximité. Sans tabou : contrairement aux traditions françaises, ces individus, qui restent anonymes, sont désignés par la couleur de leur peau ("Blanc", "Noir", "Arabe", etc.).

L'étude confirme, en lui donnant un caractère scientifique, ce qu'expriment, depuis des années, les minorités visibles en France. Jusqu'à présent, en effet, les enquêtes réalisées s'appuyaient uniquement sur des sondages déclaratifs, sans vérification possible et avec des échantillons réduits. "L'étude a confirmé que les contrôles d'identité effectués par les policiers se fondent principalement sur l'apparence : non pas sur ce que les gens font, mais sur ce qu'ils sont, ou paraissent être", indique le rapport, rédigé par deux chercheurs du CNRS, Fabien Jobard et René Lévy.

Les chercheurs constatent que les tenues portées sont aussi des critères décisifs dans les choix policiers. "Bien que les personnes portant des vêtements aujourd'hui associés à différentes "cultures jeunes" françaises (" hip hop", "tecktonic", "punk" ou "gothique", etc.) ne forment que 10 % de la population disponible, elles constituent jusqu'à 47 % de ceux qui ont effectivement été contrôlés". Comme deux personnes sur trois arborant ce type de tenues (capuches, etc) font partie des minorités visibles, les auteurs retiennent l'hypothèse que les vêtements sont aussi, indirectement, des marqueurs ethniques.

La plupart des quelque 500 contrôles observés se sont déroulés sans incident. Dans la moitié des cas, les contrôles ont toutefois débouché sur une fouille ou une palpation de sécurité – sans que les pratiques soient significativement différentes entre Arabes, Noirs et Blancs. Ce que confirment les personnes contrôlées, interrogées ensuite, discrètement, par les scientifiques : seules 3 % ont déclaré avoir perçu un traitement raciste ou insultant; 76 % ont émis un jugement neutre sur l'attitude des fonctionnaires; 6 % ont souligné que la police s'était comportée de manière respectueuse et polie. Mais le bon déroulement des contrôles n'empêche pas les populations ciblées d'exprimer leur colère, surtout face à leur caractère répétitif.

Les auteurs parlent d'"effets délétères" pour les rapports entre la population et les policiers, citant les nombreuses émeutes intervenues en France depuis 2005. "Les contrôles sont en effet fréquemment au cœur de l'antagonisme entre les policiers et les jeunes, plus particulièrement vivant dans les zones urbaines reléguées. Ces derniers se plaignent depuis longtemps d'être la cible de contrôles d'identité répétés, dépourvus de nécessité et relevant du harcèlement". Ils soulignent que le cadre juridique "permissif" laisse aux policiers "un large pouvoir discrétionnaire".

L'Open society institute émet une série de recommandations. D'abord en suggérant l'enregistrement par les patrouilles du profil ethnique des personnes contrôlées pour vérifier, a posteriori, l'impartialité des opérations – une démarche interdite en l'état du droit. Ensuite en modifiant le code de procédure pénale pour limiter les risques de discriminations. Enfin, en exigeant des policiers qu'ils expliquent systématiquement les motifs du contrôle aux citoyens concernés.

Contactée, la préfecture de police de Paris a fait part de son "intérêt" pour ces résultats. "L'étude peut apporter des enseignements, explique la commissaire Marie Lajus, porte-parole de la préfecture. Mais n'oublions pas que la pratique policière se fonde sur des paramètres empiriques incontournables, notamment l'apparence, l'âge, le sexe ou l'origine géographique. Le travail policier ne peut pas s'apparenter à un sondage où on chercherait à être représentatif de la population. Notre mission, c'est de prévenir des délits et des crimes, pas de représenter la société".

Par Emin Zola
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 2 juillet 2009
Permalien : http://www.plumedepresse.com/spip.php?article1166

Scientifiquement démontré : la police parisienne est raciste

Des résultats éloquents

mardi 30 juin 2009, par Olivier Bonnet


policeOn le savait, les "minorités visibles" s’en plaignaient, mais on n’en avait pas la preuve. Comment en effet démontrer que la police française effectue ses contrôles d’identité "au faciès" lorsque les statistiques ethniques sont interdites ? L’Open society institute, "fondation américaine créée par le milliardaire Georges Soros", comme nous l’apprend Le Monde qui consacre un article à cette affaire, ne s’est pas embarrassée d’une telle prohibition : une longue enquête a détaillé 525 contrôles d’identité effectués par la police dans cinq lieux parisiens proches de la gare du Nord et de Châtelet-Les-Halles, entre octobre 2007 et mai 2008, comparant les profils des individus contrôlés "avec ceux des personnes (37 000 au total) passant à proximité. Sans tabou : contrairement aux traditions françaises, ces individus, qui restent anonymes, sont désignés par la couleur de leur peau ("Blanc", "Noir", "Arabe", etc.)." En gage de sérieux, ce sont deux chercheurs du CNRS qui ont dirigé l’enquête. Ses résultats sont édifiants : "les forces de l’ordre effectuent des contrôles d’identité discriminatoires vis-à-vis des Arabes et des Noirs : pour les premiers, la probabilité d’être contrôlé est globalement 7,8 fois plus élevée que pour les Blancs ; pour les seconds, elle est six fois plus importante", résume Le Monde. "Il y est établi (dans l’enquête, NdA) que ces pratiques policières sont fondées principalement sur la couleur de la peau – et non pas sur le comportement des intéressés, comme l’impose le droit", ajoute Mediapart. Le rapport de L’Open society institute contextualise ses résultats : "Les contrôles sont en effet fréquemment au cœur de l’antagonisme entre les policiers et les jeunes, plus particulièrement vivant dans les zones urbaines reléguées. Ces derniers se plaignent depuis longtemps d’être la cible de contrôles d’identité répétés, dépourvus de nécessité et relevant du harcèlement". On sait désormais qu’ils enquiquinent six plus fois les Noirs et près de huit fois plus les Arabes que les Blancs. Comment la préfecture de police le justifie-t-elle, par la bouche de sa porte-parole, la commissaire Sylvie Lajus, citée par Le Monde ? "N’oublions pas que la pratique policière se fonde sur des paramètres empiriques incontournables, notamment l’apparence, l’âge, le sexe ou l’origine géographique. Le travail policier ne peut pas s’apparenter à un sondage où on chercherait à être représentatif de la population. Notre mission, c’est de prévenir des délits et des crimes, pas de représenter la société". Donc, pour "prévenir des délits et des crimes", il conviendrait de contrôler infiniment plus les minorités ethniques ? Est-ce à dire que ce sont elles qui les commettent en une proportion à ce point plus importante ? Ou bien les Noirs et les Arabes sont-ils tous suspects a priori  ? Il nous semble que poser la question revient à y répondre. Aussi, si Le Monde titre La police mise en cause pour ses contrôles au faciès et Mediapart, Contrôles policiers au faciès : la preuve scientifique, nous préférons une formulation davantage sabre au clair : puisque cette étude scientifique révèle que la police parisienne pratique la discrimination raciale en matière de contrôles d’identité, appelons un chat, un chat, et osons affirmer qu’elle est raciste ! L’argumentaire nous semble assez solide pour nous mettre à l’abri d’un procès pour diffamation. Quoique, par les temps qui courent...

PS : Nous venons de recevoir, par lettre recommandée avec accusé de réception, l’ordonnance de notre renvoi devant le tribunal correctionnel où nous serons jugé, à une date encore inconnue, pour "injure publique envers un fonctionnaire public", à la suite de la plainte d’un magistrat visant un billet de Plume de presse. Nous vous en reparlerons.

figaroMise à jour : Le Figaro embraye, contre toute attente, avec bonheur. Il apporte les précisions suivantes : "Cette propension des policiers à viser les jeunes appartenant aux minorités sensibles est dangereuse et inefficace, préviennent Fabien Jobard et René Lévy (les deux chercheurs du CNRS, NdA). « Le profilage racial réduit l’efficacité de la police, qui dépend profondément de la coopération du public pour obtenir le signalement des infractions et des témoignages. Le contrôle au faciès peut aussi entraîner des conflits entre la police et les groupes visés, et un niveau accru de violence comme en témoignent les épisodes émeutiers récents », écrivent-ils. Des contrôles répétés basés sur l’apparence et non le comportement permettent-ils une meilleure prévention de la délinquance ? Rien ne le garantit. « Le fait que l’on ait laissé repartir 78% des personnes contrôlées, sans qu’il y ait apparemment besoin de les emmener au poste conduit à s’interroger sur l’efficacité des contrôles dans la détection des infractions », pointent les chercheurs. Ces contrôles au faciès violent aussi la législation française, qui garantit l’égalité de tous indépendamment de l’origine ethnique, raciale ou nationale, remarquent Fabien Jobard et René Lévy."

Par Emin Zola
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009

Sas fermé à la banque pour une femme voilée


Par CATHERINE COROLLER




Elle est pourtant connue à l’agence de la Société Générale de Massy (Essonne), Zaya Yekkache. Elle y a son compte depuis des années. Et lorsqu’elle l’a ouvert, elle portait déjà le foulard islamique. Mais voilà, quand elle s’y est rendue, le 19 juin, le personnel a conditionné l’ouverture de la porte au fait qu’elle enlève son voile. Celui-ci lui couvre les cheveux et le cou mais pas le visage, elle a donc refusé. A fait marche arrière comme elle a pu avec sa double poussette : elle est assistante maternelle. Et s’est retrouvée en larmes sur le trottoir. Sa conseillère l’y aurait rejointe pour effectuer la transaction. Contactée par Libération, la Société Générale explique que le guichetier chargé de l’ouverture de la porte ne la connaissait pas, et que l’agence ayant subi un hold-up quelques jours plus tôt, les mesures de sécurité avaient été renforcées.

http://www.liberation.fr/societe/0101576528-sas-ferme-a-la-banque-pour-une-femme-voilee

Par Emin Zola
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus